18 avril 2007

Nageoires, vieux tiroirs

En ce moment, disais-je hier à mon camemfrère, je nage.

Je fais la planche. Je ne suis pas super balèze en planche, si je ne mets pas un peu ma tête dans l'eau, je ne flotte pas, au contraire d'une personne que je connais et qui pourrait lire son journal, allongée tranquillement dans une eau pas si salée, puisque bretonne (l'eau).

Je flotte donc gentiment, les deux oreilles dans l'eau. C'est rigolo, ça, j'aime bien, c'est comme quand on met la tête sous l'eau dans son bain, on entend plein de bruits bizzares, des voix tordues, des bruits de tuyau...

Donc, les considération extérieures genre blog, téléphone, vaisselle, et autre choses pas forcément contraignantes, ça me passe à côté. Au mieux, je les vois du tout coin de l'oeil, passer à côté de moi, comme une algue dérivant nonchalament.

Ceci dit, il faut absolument que je vous cite un passage du poème de Michaux s'intitulant : La Paresse. Hop, voilà :

"L'âme adore nager. Pour nager on s'étend sur le ventre. L'âme se déboîte et s'en va. Elle s'en va en nageant. [...] On parle souvent de voler. Ce n'est pas ça. C'est nager qu'elle fait. Et elle nage comme les serpents et les anguilles, jamais autrement.
Quantité de personnes ont ainsi une âme qui adore nager. On les appelle vulgairement des paresseux. Quand l'âme quitte le corps par le ventre pour nager, il se produit une telle libération de je ne sais quoi, c'est un abandon, une jouissance, un relâchement si intime..."

Bon, moi, je suis sur le dos, en ce moment, ce n'est pas exactement ça, mais j'aime beaucoup cette idée de l'âme qui nage, je le ressens très bien.

Je ne me suis donc occupée ni des croquis ni des photos de mon séjour en italie, et pour couronner le tout, je ne peux pas montrer le travail que je fais en ce moment en illustration, bah oui, c'est top secret confidentiel et tout.

Je racle alors un fond de tiroir, mais pas trop vieux quand même, puisque voici le dessin que j'avais fait en octobre (ah oui quand même...) pour la naissance d'un ptit bébé dont on n'avait pas le droit de connaître le sexe avant la naissance.

 

medium_marron2.jpg

(Au bout de deux semaines, le truc m'avait fait cet effet- )

Commentaires

Moi non plus on n'avait pas le droit de connaitre mon sexe avant la naissance, pour la bonne et simple raison que je le cachait à l'aide de mon genou. Non mais ho, j'allais pas me vautrer dans l'exhibitionisme dès le plus jeune age, ce sont des comportements à risques qui auraient pu m'envoyer en prison dès le début, voir en charter direct vers le pays des choux.

SFDP.
SJTPAC.

Ecrit par : Greg | 18 avril 2007

Vous connaissez la règle de grammaire qui différencie voir et voire ? moi non.

Ecrit par : Greg | 18 avril 2007

MAJPACDS

Ecrit par : BB | 18 avril 2007

Fieu, j'y comprends rien !

Ecrit par : Greg | 19 avril 2007

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