10 février 2009

NOT ALL ANIMALS ARE BLUE

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Mon livre est sorti chez Kane/Miller !

Not all animals are blue

A big book of Little Differences

Béatrice Boutignon

ici, on peut voir la présentation en anglais, et des commentaires.

Le tout premier commentaire commence par "Newcomer Boutignon, a French author/artist)... oui oui c'est moi !

Il y a même une longue description ici

Si vous voulez m'en dire des choses, mon adresse est

Et voici mon chouchou, celui qui

"likes to feel the raindrops on his face"

 

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02 décembre 2007

La bibliothèque rose

Lou : tu sais, moi, j'ai la même couleur, à l'école, je dessine toujours avec (en montrant un de mes crayons de couleur).

BB : ah bon ? bon alors, je vais faire un dessin sur ton livre, et je prendrai cette couleur. Je vais dessiner une petite souris, ça te plait ?

Lou : oui.

BB : je vais lui dessiner une jupe de cette couleur, d'accord ?

Lou : oui

Je dessine la tête, les oreilles...

BB : tu veux une jupe, ou une robe, pour la petite souris ?

Lou : une robe.

BB : d'accord, et je prends cette couleur, hein ?

Lou : je veux une robe multicolore !

BB : multicolore ! houla !

Intervention judicieuse de Virginie qui propose de faire une robe à pois.

Je colorie un pois d'une couleur, le suivant d'une autre couleur...

BB : qu'est-ce qu'on n'a pas encore choisi, comme couleur ? Maintenant, c'est toi qui va choisir, et tu me donneras le crayon que tu voudras.

J'ai les yeux baissés sur la page, et chaque fois que je les relève, j'ai un crayon tendu devant moi. Toutes les couleurs y passent.

Au moment d'écrire la dédicace :

BB : tu t'appelles comment ?

Bouche en rond, un petit son pas très compréhensible qui sort...

BB : comment ?

re - je me tourne vers son papa :

"Elle s'appelle Lou"

"Lou, tu vas faire un petit bisou à la jeune fille ?"

...

28 novembre 2007

Je suis réjouie.

Je viens de prendre conscience de quelque chose de super bien, j'en bombe le torse intérieurement (ouais, c'est possible, même pas mal).
J'ai bien compris, depuis toujours, que je ne me situais pas dans la catégorie " dessin super clean wouahou tu dessines bien dis-donc - dessine moi un mouton, on un hélicoptère". Et depuis toujours, aussi, je suis un peu agacée en regardant mes dessins ou mes peintures, j'ai l'impression d'y voir mes propres imperfections, c'est dérangeant. À l'atelier, quand je commence à peindre (il faut dire aussi que là-bas, je pars du principe de ne pas penser au résultat, au fini, je veux me laisser toutes les portes ouvertes, la possibilité de faire un chef d'œuvre, ou une croûte), donc quand je commence, c'est toujours brouillon, bancal, un peu "sale", ça me gène, je trouve ça rabougri, ça m'horripile.

Voilà. ça va continuer de m'horripiler, je vais continuer de voir mes imperfections sur la toile, MAIS...

Ce sont les autres qui m'ont mis le poux au doigt de pied, qui me disent "ah, t'as bien trouvé le truc, là" - moi, je ne montre pas mon éberluement, ça fait trop premier de la classe qui sort du devoir en disant "j'ai tout foiré" -, ou qui me disent "c'est très "peinture", ce que tu fais " (ça, j'adore, bah oui, c'est "peinture", on fait pas du jardinage, j'te jure...) ou le prof-peintre, qui passe et qui dit "oui, c'est ça" (c'est vraiment un truc de prof, ça !), bon bref, en jetant un regard différent sur ce que je fais dans ces moments-là, je m'aperçois que ça le fait, quand même. Y'a de l'idée, comme qui dirait. Et finalement, c'est Ma manière, ma touche, et j'ai l'impression qu'elle a du bon, par delà le rabougri.


Vous ne pouvez pas imaginer comme ça me bombe le torse. ça me donne de l'envie, du courage, du coup de pied au cœur (même pas mal).

20 novembre 2007

A y est !

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Alors c'est comme ça, il suffit de venir s'asseoir derrière une table avec des crayons de couleur et une mini-trousse, pour que d'honnêtes gens viennent vous trouver et vous tendent un livre dans l'attente d'une "dédicace", avec autant d'innocence que s'ils demandaient du pain à leur boulanger.
J'ai mis un peu de temps à trouver cela normal, je m'attendais à ce que quelqu'un démasque la supercherie, mais comme tout le monde avait l'air content... j'étais contente aussi !
J'veux dire, c'est quand même important, quoi, le contact avec le public... avec tous mes fans... 
Non, sérieusement :  c'est vraiment très agréable de rencontrer des personnes (mais en fait, j'y pense : un immense majorité de femmes - et même, dans les gens que je ne connaissais pas, QUE des femmes !!! et alors, les garçons, les papas, les grand-pères, les tontons, les parrains, vous êtes où ??), de rencontrer des personnes, donc, qui s'imaginent déjà lisant ou offrant le livre, de voir dans leurs yeux et grâce à quelques mots, un petit bout de l'intimité partagée quand on lit un livre à deux, et surtout - ohhh que c'est bon de rencontrer des gens comme ça - de sentir la valeur qu'ils accordent aux livres, la conviction qu'ils ont de leur importance.
Et puis merci à ceux qui sont venus surtout, enfin d'abord, pour moi !
 
Les libraires étaient contents et m'ont dit que c'était une vraie réussite, mon éditrice, de son côté, m'a dit que c'était peu courant de vendre autant de livre en une après-midi. Bon, il y a quand même eu une grosse mobilisation "famillio-copiniale" ! Je ne suis pas vraiment sûre d'être contente de mes crayonnés, mais si les lecteurs sont contents, bon... rien à dire...
 
Enfin c'était bien, quoi !
 
(et merci à Gérard pour la photo).

17 octobre 2007

Selection Bolognese

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Vingt-cinq animaux partent vendredi en Italie, concourir à la foire du livre de jeunesse de Bologne.
Allez les copains, je compte sur vous. 

11 octobre 2007

Amalgame

IL Y A

les gens qui ne parlent pas

et les gens qui se taisent.

 

à ne pas confondre

Moi par exemple, depuis quelques semaines, je ne me tais pas. Je ne parle pas, c'est tout.

Sinon, il y a deux types de personnes :

ceux qui ont un flingue 

et ceux qui creusent 

... 

 

04 septembre 2007

Tous les animaux ne sont pas bleus

Tous les animaux ne sont pas bleus.

Tous les auteurs ne sont pas stoïques à la sortie de leur premier livre.

Bon, j'en parle ? Allez, j'en parle.

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 Vous pouvez déjà allez lire ce qu'en dit l'éditeur, par là.

À chaque page de ce livre, on trouve une série de cinq animaux. Ils ont tous quelque chose qui les relie : ils sont de la même famille, ils se promènent tous sous la pluie, ils sont tous gros... Un des personnages se distingue parfois au premier regard : par exemple un manchot distrait qui ne file pas droit devant lui comme celui de la couverture. À bien y regarder, chacun a une particularité, un détail, une façon d'être, ou quelque chose propre à sa nature, qui le différencie de tous les autres.

Face à l'illustration, cinq phrases guident le lecteur. Le lecteur doit trouver quel est l'animal qui la prononce.

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 "Je suis frileux, pour un manchot !" ... Allez, facile !

Au départ, je voulais appeler ce livre "les intrus", pensant à ce jeux dans lequel il faut trouver celui qui sort du lot dans la série. Là, à chaque série, chacun, pour une raison ou une autre, est l'intrus.

Dès le 15 septembre, en vente dans toutes les bonnes librairies, comme on dit.

29 juin 2007

Cadavre exquis - en solo

Je sais, le principe du cadavre exquis, c'est justement de faire intervenir des personnes différentes. Mais ne commencez pas à m'ennerver.

Retenez votre souffle, c'est captivant. 

Le point de départ de cette course d'ilôts en ilôts sur la mer de l'imaginaire, c'est que j'ai mal aux - euh... (est-ce une bonne idée de parler de ça sur un blog que viennent visiter toutes sortes de gens ? La réponse, à mon avis, est non). Tout ça parceque j'ai un peu couru, enfin marché vite, hier. (pas comme les courses de marche rapide, j'en ai déjà parlé, ça m'horrifie cette chose).

Ilôt 1 - chanson - Tous en cœur :
J'ai mal occu, j'ai mal occu
j'ai mal occupé ma jeunesse,
j'ai trop été, j'ai trop été
j'ai trop été dans les sentiers
j'ai fait le con, j'ai fait le con
J'ai fait le concours de vitesse
Avec le cu avec le cu
Avec le curé du canton. 

ça me faisait vachement rigoler, quand j'étais petite.

On a parfois des courbatures à des endroits innatendus. Cette pensée fait instantanément résonner dans ma coucourde cette réplique de Moustique à Merlin (L'Enchanteur, de Walt Disney) :

Ilôt 2 :
"Mais ! je n'ai pas de muscles !" "si, tu en as, sinon, comment tu marcherais ?" Le tout sous le nez du loup qui en manque le mollet, certes chétif, du Moustique. Ce "clac" dépité dans le vide, je l'entends encore.

Ilôt 2 bis :
Comment parler du Merlin l'Enchanteur de Disney sans citer l'ineffable Archimède, qui après avoir bougonné pendant tout le dessin-animé, se paye une crise de fou rire de légende au moment ou Merlin rate sa démonstration d'aérodynamique ?

Ilôt 3 :
Penser à Merlin me rappelle les voyages en voiture de "quandjétaispetite", quand nous passions devant la forêt de Brocéliande, que nous appelions, avec la grâce poétique de l'enfance : "la forêt des militaires"...

Ilôt 4 : Qui dit Merlin dit (Ilôt 5 : Qui dit "plus de papier" dit "Plus de DailyStar" - Je ne vois pas où vous voulez en venir) Chevaliers de la table ronde, et qui dit chevaliers de la table ronde (goûtons voir si le vin est bon) dit le pauvre chevalier  (dans Indiana Jones et la quête du Graal ) qui a attendu des milliers d'années dans une grotte remplie de faux calices "l'élu" pour que cinq minutes plus tard le temple s'écroule à cause de l'idiote qui a franchi la dalle scellée. Quel gâchis, je me dis.

En repassant par la case Merlin-Moustique, mon esprit fertile se rue sur la prochaine association d'idée, j'ai nommé Jules-Edouard Moustic. Jules-Edouard et sa nouvelle coiffure de Playmobil, Jules-Edouard et Groland. "Mais en fait, Groland, qu'est-ce que c'est ?" se permet de demander une présentatrice (passée aux oubliettes télévisuelles) après une émission d'au moins une heure consacrée à la présipauté. 

Jules-Edouard, c'était aussi un ami de mon cousin. Que j'avais appelé "Moustic" instantanément, et qui avait pensé que je me foutais allègrement de sa gueule. Meuh non, voyons. Une petite explication, et nous reprîmes notre partie de croquet sur la prairie (vraiment), devant la propriété de ma thante - ou celle de sa belle-mère - ou de son second cousin.

Bref. Devant cette dite-propriété, il y avait un arbre dont j'étais comme qui dirait tombée amoureuse. Je l'aimais tellement, cet arbre, que ça me fendait le coeur de le quitter. Et un jour, perchée entre ses grandes branches, attendant le dernier moment pour rejoindre les autres dans la voiture, j'eus une brillante idée. Je me dis : "tiens, j'adore cet arbre, je vais bien me moquer de mon petit frère, je vais bouffer un bout d'écorce et lui dire que je suis rentrée en communication avec cet arbre. Il trouvera ça ridicule, il va être outré". J'étais si intimement persuadée de me foutre de sa gueule, que je l'ai bouffé, ce bout d'écorce. Et qu'il s'est bien foutu de ma gueule, il m'en parle encore.

D'ailleurs ça me rappelle, pour en revenir à l'Enchanteur, que je lui avais fait croire, un soir, à travers les lattes de notre lit superposé, que je parlais à Merlin EN DIRECT, plus ou moins par le biais du rêve. Et oui. C'est à cause de ce genre de chose que je lui ai offert le film Libero. Parce qu'une grande soeur, ça peut battre des records dans le domaine de la pénibilité.

Toujours dans les souvenirs d'enfance (vous avez remarqué, n'est-ce pas, c'est finalement un peu le fil rouge de cet exquis cadavre), en rapport direct avec la partie de croquet (vous suivez, j'espère), rappelons-nous ensemble la partie avec la Reine de Coeur d'Alice au Pays des Merveilles (toujours de Disney). Une partie jouée avec des flamands roses, dont l'un, celui de la reine justement, rechigne quelque peu à se faire taper la tête sur la balle. (un peu à la manière des toons qui ne veulent pas passer à la trempette, ou d'un chat refusant de rentrer dans sa boite de voyage).

Et bien nous avions inventé un jeu à partir de cette façon flamande et rose de jouer au croquet (mais j'ai un doute - c'est croquet ou criquet ? je ne sais.), Monsieur Camembert et moi. On s'amusait bien, on se catapultait sur le lit des mes parents (qui a un peu souffert d'être choisi par nous comme terrain de jeu le plus marrant de la maison).

Bon, ce sera tout.

intéressant, non ?

22 juin 2007

Niquedouille ou Pendard ?

Il est
Deux heures
Et tout
Va bien !
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Bon, je ne dors pas... je ne dors pas ! Ce n'est pas si grave. Ce n'est même pas totalement désagréable. Je pense, je pense, je m'entends penser. J'ai cette impression d'être une salle de cinéma déserte dans laquelle tourne une bobine, seule et qui résonne, comme dans la scène presque finale de Meurtre Mystérieux à Manhattan, de Woody Allen. D'ailleurs, ce film, quel bijou ! Une petite merveille de légereté intelligente.
Des scènes passent, dans ma tête. Comme après un film ou un livre que j'ai aimé, et dont je n'ai pas encore envie de me séparer, je fais revivre quelques scènces, récentes d'abord, puis, par association, plus anciennes. Et l'écheveau se densifie, et le temps passe, et je ressens ce petit plaisir du sommeil buissonier.
Quand la bobine de la journée est arrivée à sa fin, un petit temps mort survient, soustitré d'un "il faudrait que je dorme". Un petit silence, et la bobine, la même, se réenclenche, mais les associations diffèrent et m'emmènent vers d'autres souvenirs, d'autres réfléxions.
Je sais bien que le temps ne s'arrête pas pour autant ; je sais bien qu'il semble suspendu au silence de la ville, je sais bien que j'essaie, même si j'ai vraiment besoin de ce repos que je repousse, de grignoter, de pousser des épaules les bords si peu élastiques de nos journées.
Tant pis ! Ces moments si étouffants d'intimité sont fertiles, sont miens.

Pendard ou Niquedouille ?

Il est

une heure

et tout

va bien !

 

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